Dans un sens courant, l'éducation est une acquisition, de même que la culture est le développement d'un esprit qui fait du savoir une totalité ouverte sur le monde.
Le naturel désigne les caractères constitutifs de l'homme.
Ainsi, la nature de l'homme est à la fois la matière première et le moteur de l'humanité. C'est parce que l'homme est à la fois animal et humain qu'il pourra être capable d'être acteur de sa propre culture et de ce fait construire et se parfaire dans son humanité.L'éducation est transmise au plus grand nombre d'individus pour former les esprits et développer les aptitudes intellectuelles qui constituent la culture.
L'éducation met en place dès le plus jeune age (trois ans, en maternelle), un statut social avec des règlements et une morale à respecter.
Il y a aussi l'éducation par l'exemple, celle que chaque adulte inculque à un enfant ou à un autre adulte.
Au sein d'un groupe, d'une société, d'un courant de pensées philosophiques ou religieuses.
Ainsi, on nait homme par espèce et l'éducation donne le pouvoir de devenir humain.
On appelle naturelles les propriétés héréditaires qu'un être tient de sa naissance.
Du latin "natura" dérivé de "natus" qui peut être traduit en français par le verbe naitre, il indique que tout ce qui est naturel n'est pas du recours de l'homme, c'est à dire que la frontière entre ce qui est naturel et ce qui ne l'est pas, est l'homme.L'homme appartient à la nature mais quelque chose en lui ne relève pas de la nature, c'est
"la sphère de la liberté" que lui apporte la culture.
L'homme est l'architecte de lui-même, il évolue dans la nature et avec sa nature. Il apprend un code social car il pense et par là ressent la nécessité de l'ordre et d'une nature humaine élaborée corrigée, il devient un être qui cultive sa nature."Tout est naturel, et tout est culturel chez l'homme" - Merleau Ponty - Il organise avec une morale, des règles de vie et acquiert une culture ainsi que des notions fondamentales comme celles du bien et du mal ce qui rend l'homme responsable de ses actes tandis que l'animal est considéré innocent par cette absence de notion. Cette vie contraint quelque fois la nature humaine; mais ces limites sont nécessaires pour construire l'humanité par l'intégration des savoir qui font l'évolution de l'homme dans la société.
Rousseau a opposé nature et culture, nature et civilisation dans le sens où il distingue ce qui serait naturel c'est à dire l'homme qui ne partage avec l'animal que les fonctionnalités innées (manger, dormir, se reproduire) de la survivance de l'espèce. Et ce qui est culturel, c'est à dire produit par la vie en société, le langage et les idées que l'homme élabore.
L'éducation ne vise donc pas à supprimer le naturel mais à s'appuyer sur des bases psychologiques et physiques, pour le "domestiquer" afin que l'homme puisse vivre dans le respect de lui même et de l'autre, acquérir des outils de réflexion tels que le langage et apprendre à s'en servir pour la vie en société.Mais l'éducation ne serait-elle pas l'élaboration d'une esprit naturel magnifié par la construction pensée et réfléchie de l'humanité.
Pour compléter, ne serait-elle pas une domestication acceptée et réfléchie de l'homme et non pas la destruction de sa nature par le domptage de ses instincts.[notation de ce sujet : 14/20 : joli début pour ma première dissertation]
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Le sujet nous interroge plus généralement sur le rapport en l'homme entre nature et culture et sur le problème de savoir si le propre de l'homme est d'échapper à son animalité naturelle par l'apprentissage de la différence entre l'homme et l'animal, à savoir une forme d'intelligence que l'on comprend comme la capacité à être rationnel c'est-à-dire à sortir d'une existence immédiate soumise aux pulsions et désirs individuels.
Nous devons donc essayer de nous appuyer initialement sur une défintion du naturel comme capacité pour un homme seul à satisfaire les besoins d'une existence animale, pour ensuite montrer que les critères de cette existence animale entrent en contradiction avec une existence sociale comprise comme capacité à composer et à communiquer avec les autres hommes. Le fait de supprimer le naturel signifierait en ce sens supprimer ce qui de façon naturelle pousse l'homme au conflit avec les autres.
Toutefois, cette première lecture peut sembler insuffisante puisque l'opposition entre nature et culture est caricaturale d'une double point de vue. D'une part, il n'est pas certain que l'homme à l'état naturel soit forcément une bête sauvage sans aucune éducation comprise comme existence normée, placée sous la conduite de lois plus générales de cohabitation avec son prochain.
D'autre part, le naturel de l'homme est peut-être justement moins d'être une bête que d'être cet être dont la propriété fondamentale est de réfléchir et de s'adapter au monde qui l'environne en trouvant les modalités d'une existence harmonieuse avec les autres.
En ce sens, la nature humaine pousse à la culture et à l'éducation des comportements.
Nous comprenons donc qu'une dissertation de philosophie se doit d'abord de comprendre le sens implicite du sujet avant que de le mettre en question pour en arriver à un point de vue plus nuancé. N'oublions pas de construire le raisonnement en ayant le souci de nous appuyer sur des exemples précis et, si possible, sur la lecture de certains textes philosophiques.